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Japon: Les 72 saisons, célébrer la beauté éphémère de la nature

Dernière mise à jour : 22 mars

Ce concept, connu sous le nom de "Shichijūni Kō" en japonais, est un système calendaire unique qui puise ses racines en Chine. Enraciné dans la culture japonaise et la philosophie bouddhique, ce concept reflète une sensibilité profonde à la nature, à ses changements et un désir de vivre en harmonie avec ses rythmes. 72 sources d'inspiration en photographie.


Japon: Les 72 saisons, célébrer la beauté éphémère de la nature

Dans le domaine complexe des traditions japonaises se tisse un concept unique qui reflète une compréhension profonde et poétique du temps. Cette division méticuleuse de l'année calendaire transcende la simple mesure temporelle pour devenir une célébration des changements et des constances de la nature.


Chacune de ces 72 saisons, d'une durée d'environ 5 jours, est une fenêtre ouverte sur l'impermanence de la vie. Une notion clé de la philosophie bouddhique qui résonne particulièrement dans la culture japonaise.


Introduction

L'art de la photographie trouve dans ces saisons éphémères une source inépuisable d'inspiration. La photographie minimaliste en particulier, avec sa quête de simplicité et sa capacité à capturer l'essence d'un moment, s'harmonise naturellement avec les symboles et le rythme de ces 72 saisons.


En fixant son objectif sur les manifestations subtiles de chaque saison, le photographe minimaliste engage un dialogue silencieux avec le temps. Il explore la beauté éphémère des paysages, des détails et des textures qui caractérisent chaque phase de l'année.


La convergence entre le concept des 72 saisons japonaises et la photographie minimaliste me semble donc une piste intéressante à explorer pour tenter d'élargir la réflexion. En examinant comment cette approche unique du temps enrichit la pratique photographique, on plonge immédiatement dans une réflexion sur l'impermanence. Une valeur indissociable de la beauté et de la simplicité qui met en perspective la façon dont nous, photographes, immortalisons le monde qui nous entoure.


Japon: Les 72 saisons, célébrer la beauté éphémère de la nature

Dans cet article, je reviens sur les origines et le développement de ce concept dans la vie quotidienne au Japon. J'observe également la philosophie sous-jacente de ce calendrier fascinant qui trouve un résonance possible en photographie minimaliste. En espérant que ces textes puissent participer à élargir un peu plus notre champ d'inspiration.


Origines et histoire

Les origines des 72 saisons remontent à la Chine ancienne, inspirées par le "Lunheng", un texte écrit par l'érudit Wang Chong au 1er siècle. Ce concept a été introduit au Japon vers le 6e siècle avec le bouddhisme et d'autres influences culturelles chinoises.


Dans la Chine ancienne, les changements de saisons étaient essentiels pour l'agriculture, et il était crucial de prédire et de comprendre ces transitions pour optimiser les moments de plantation et de récolte. Dès lors, le calendrier était divisé en 24 périodes ou termes. Le concept des 24 termes solaires, appelés "Jieqi" (节气) en chinois et "Sekki" (節気) en japonais, a été développé pour marquer les changements de saisons et les phénomènes climatiques significatifs de l'année. Ces 24 termes ont été ensuite subdivisés pour créer les 72 saisons, permettant une compréhension encore plus détaillée et nuancée des cycles naturels (voir plus bas).


Les 72 saisons du Japon trouvent donc leur origine dans cet ancien système chinois de division de l'année, qui était à son tour influencé par des observations et des philosophies développées au fil des siècles. Ce système a été adapté et modifié pour correspondre au climat, à la géographie et aux sensibilités culturelles japonaises.


Pour mieux comprendre les origines des 72 saisons, il est important d'examiner le contexte historique et culturel dans lequel elles se sont développées, ainsi que le rôle du texte de Wang Chong.


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Le Lunheng et Wang Chong

Wang Chong (27–97 après J.-C.) était un philosophe chinois de la dynastie Han connu pour son œuvre critique et sceptique, le Lunheng (論衡), ou "Discours équilibrés". Dans cet ouvrage, Wang Chong examine et réfute de nombreuses superstitions ou croyances populaires de son temps, en se fondant sur l'observation et la raison.


Bien que le Lunheng ne soit pas un texte sur le calendrier ou les saisons à proprement parler, l'approche empirique de Wang Chong a influencé la manière dont les phénomènes naturels ont été étudiés dans la Chine ancienne et compris par les japonais lors de l'introduction de ce concept.


Le lien entre le Lunheng et le système des 72 saisons au Japon n'est donc pas direct. Mais l'esprit d'observation et l'importance accordée à l'expérience empirique dans l'œuvre de Wang Chong reflètent les principes sous-jacents à la division minutieuse de l'année en segments reflétant des changements précis dans la nature.


Ki ou Kō

Afin d'être précis sur la terminologie des mots, il convient d'apporter une nuance à propos du terme "" de l'expression "Shichijūni Kō" qui se traduit communément par 72 (Shichijūni) saisons (Kō). Or, le terme "Kō" signifie en fait "division" ou "subdivision". Le mot "saison" se traduit "Ki" en japonais et correspond donc au second kanji du mot Sekki (節気). Lorsque l'on parle des 24 Sekki, on devrait donc comprendre littéralement "24 saisons". De même, lorsque l'on parle des 72 saisons (Shichijūni Kō), on devrait plutôt traduire par "72 subdivisions". Mais par simplification, on convient de parler de "saisons" lorsqu'on nomme les "Kō".


Japon: Les 72 saisons, célébrer la beauté éphémère de la nature

Adaptation, philosophie et valeurs

Au cœur du système des 72 saisons se trouve une philosophie qui valorise la coexistence harmonieuse avec la nature. Cette approche reconnaît la beauté et l'importance de chaque moment, encourageant une appréciation respectueuse des cycles naturels et des changements subtils qui marquent le passage du temps.


Chaque division, ou "Kō", est caractérisée par des changements dans la faune, la flore, les conditions météorologiques et les activités agricoles. Ces périodes de 5 jours reflètent une compréhension intime de la nature et sont souvent accompagnées de festivals, de rituels, voire de pratiques culinaires spécifiques (voir plus bas).


Chaque saison porte d'ailleurs un nom poétique qui évoque un symbole du changement naturel d'un moment précis. Par exemple, au début du printemps, une saison est marquée par "le chant des oiseaux dans les montagnes" annonçant le retour du printemps. Plus tard, une autre saison célèbre "l'apparition des pousses de bambous" au milieu de l'été. Une autre encore est caractérisée par la "floraison des camélias", annonciateurs de l'hiver.


Ce calendrier encourage donc une vie attentive et consciente, où l'observation et la réflexion sur le monde naturel sont valorisées. Il démontre que, pour les japonais, la nature n'est pas statique mais en constante évolution, et que l'homme fait partie intégrante de ces cycles naturels qu'il se doit de respecter.


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Les 72 saisons et l'impermanence

Le concept des 72 saisons est étroitement lié à la notion d'impermanence et au changement. Il s'agit de 2 principes fondamentaux dans la culture et la philosophie japonaises, qui trouvent notamment leurs origines dans l'enseignement bouddhique. Cette relation souligne la beauté et la transience de la nature, encourageant une appréciation profonde des moments éphémères et des cycles continus de la vie.


En divisant l'année en segments de 5 jours, le concept met en lumière les changements subtils et constants dans l'environnement naturel. Cette attention portée aux détails les plus infimes de la transition entre les saisons souligne la nature éphémère de ces états et encourage une prise de conscience et une appréciation de la constante évolution naturelle.


Impermanence et changement dans le bouddhisme

Le bouddhisme, qui a eu une influence profonde sur la culture japonaise depuis son introduction au 6e siècle, met en avant le concept d'"Anicca".


Anicca (en pali) ou Anitya (en sanskrit) est un principe fondamental du bouddhisme qui désigne l'impermanence de toutes les choses. Selon ce concept, tout ce qui existe dans l'univers physique et mental est en constant changement, rien n'est permanent ou statique. Anicca est l'une des trois caractéristiques universelles de l'existence, les deux autres étant Dukkha (la souffrance ou l'insatisfaction) et Anatta (l'absence de soi invariable).


Cela enseigne que tout dans l'univers est en constant changement et qu'aucun état n'est permanent. Cette compréhension incite à une appréciation du moment présent et à une reconnaissance de la valeur de chaque expérience, aussi fugace soit-elle.


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Changement et cycle de la vie

La reconnaissance des cycles naturels à travers les 72 saisons reflète également la compréhension bouddhique du cycle de la vie, de la mort et de la renaissance. Chaque saison représente une phase du cycle global, marquant naissance, croissance, déclin et renaissance. Cette répétition rappelle que le changement est la seule constante et que la fin d'un cycle est le début d'un autre.


Les 72 saisons du Japon, en mettant en évidence les transitions subtiles de la nature, servent de jalons évocateurs de cette impermanence et du changement. Ce système encourage non seulement une appréciation esthétique des saisons, mais aussi une réflexion philosophique sur la nature éphémère de la vie elle-même.


Il incite à vivre pleinement le moment présent, à embrasser le changement comme une partie essentielle de l'existence, et à trouver de la beauté dans la transience de la vie. En cela, les 72 saisons offrent une voie vers une compréhension plus profonde de la vie, un concept clé de la sagesse bouddhique au Japon.


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Les 72 saisons et la photographie

Les 72 saisons, la notion d'impermanence et la photographie minimaliste partagent un lien profondément philosophique et esthétique. Il propose une réflexion sur la manière dont nous percevons et capturons le passage du temps, les changements et la beauté éphémère de l'instant.


Au cœur du concept réside la reconnaissance des cycles naturels et des transitions subtiles qui marquent le passage du temps. Cette approche du temps, cher à la photographie en poses longues, souligne l'impermanence de tout ce qui est en mouvement autour de nous. Chaque saison évoque une phase spécifique de transformation, rappelant que rien ne reste statique, tout est en flux constant.


Capturer le passage du temps

La photographie de paysages minimalistes est aussi intrinsèquement liée à l'idée d'impermanence. Elle permet de saisir des moments éphémères, de capturer des instants de beauté qui sont destinés à changer ou à disparaître. A travers l'objectif, le photographe de paysages documente les subtiles variations de lumières et de textures qui caractérisent chaque saison, illustrant l'instantanéité et la transience de la nature.


En associant les 72 saisons à la notion d'impermanence valorisée par la photographie, on instaure un dialogue entre le passage du temps et l'image fixe. Chaque photographie devient un témoignage des changements incessants de l'environnement, de ses éléments éphémères. Elle instaure une réflexion sur la façon dont nous expérimentons et mémorisons le temps.


Le lien entre les 72 saisons, l'impermanence et la photographie nous invite donc à contempler la nature transitoire de l'existence. Cette synergie entre la perception du temps et l'art de la photographie enrichit notre appréciation de la beauté fugace et nous pousse à réfléchir sur la manière dont nous enregistrons son image. En tant que tel, cette synergie offre une méditation visuelle sur la vie, nous rappelant d'embrasser chaque instant avec attention et gratitude.


Japon: Les 72 saisons, célébrer la beauté éphémère de la nature

Applications pratiques du concept des 72 saisons

Les 72 saisons influencent divers aspects de la vie japonaise, des arts à l'agriculture, en passant par la gastronomie. En effet, ce calendrier aide également les agriculteurs à déterminer le meilleur moment pour semer, ou récolter. Les jardins, conçus pour refléter les changements saisonniers, utilisent également ce système pour planifier les plantations et les aménagements paysagers afin d'harmoniser le jardin avec les cycles naturels.


Les menus des restaurants et les ingrédients disponibles changent en fonction de la saison, reflétant une alimentation basée sur ce qui est le plus frais et le plus saisonnier. Dans la poésie et la littérature, les références aux saisons servent à évoquer des images spécifiques et susciter des émotions subtiles.


Mono No Aware

Le concept japonais de "Mono no Aware" (物の哀れ) est une expression qui décrit la sensibilité ou l'émotivité éphémère face à la beauté des choses, ainsi que la mélancolie provoquée par leur impermanence. Littéralement, cela peut se traduire par "la tristesse des choses" ou "l'empathie envers les choses". Ce concept est central dans la culture et l'esthétique japonaises. Il démontre la profonde acceptation et appréciation de la nature transitoire de la vie et de tout ce qui nous entoure.


Mono no Aware est souvent associé à l'appréciation des changements des saisons, comme la floraison éphémère des cerisiers (sakura), qui symbolise la beauté fugace de la vie. Cette sensibilité encourage à chérir les moments présents et à trouver une beauté poignante dans leur passage inévitable vers la fin. Le concept s'exprime dans divers aspects de la culture japonaise, y compris dans la littérature, le cinéma et même dans la vie quotidienne, influençant la manière dont les gens perçoivent et apprécient le monde qui les entoure.


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24 Sekki de 3 Kō

Comme évoqué plus haut, les 72 saisons sont regroupées selon 24 termes solaires majeurs appelés "Sekki" (節気). Les Sekki sont des points clés du calendrier lunaire-solaire traditionnel asiatique et 6 d'entre-eux correspondent à chacune de nos 4 saisons. Ensemble, ils forment la base du système des 72 saisons japonaises, chaque Sekki étant ensuite subdivisé en 3 pour former les Shichijūni Kō.


J'aborderai les Shichijūni Kō, classés par Sekki, dans des articles spécifiquement dédiés. Ce classement requière en effet des explications détaillées. Par simplification de lecture de cet article plus général, je souhaite me limiter au niveau des Sekki.


Voici donc la liste des 24 Sekki avec leurs dates approximatives, mis en relation avec les saisons de notre calendrier conventionnel:


Printemps:

立春 (Risshun) - Début du printemps: autour du 4 février

雨水 (Usui) - Eau de pluie: autour du 19 février

啓蟄 (Keichitsu) - Les êtres vivants se réveillent: autour du 6 mars

春分 (Shunbun) - Equinoxe de printemps: autour du 21 mars

清明 (Seimei) - Pureté et clarté: autour du 5 avril

穀雨 (Kokuu) - Pluie nourrissant les graines: autour du 20 avril


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Eté:

立夏 (Rikka) - Début de l'été: autour du 5 mai

小満 (Shōman) - Petits grains: autour du 21 mai

芒種 (Bōshu) - Semence des graines: autour du 6 juin

夏至 (Geshi) - Solstice d'été: autour du 21 juin

小暑 (Shōsho) - Petite chaleur: autour du 7 juillet

大暑 (Taisho) - Grande chaleur: autour du 23 juillet


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Automne:

立秋 (Risshū) - Début de l'automne: autour du 8 août

処暑 (Shosho) - Fin de la chaleur: autour du 23 août

白露 (Hakuro) - Rosée blanche: autour du 8 septembre

秋分 (Shūbun) - Equinoxe d'automne: autour du 23 septembre

寒露 (Kanro) - Rosée froide: autour du 8 octobre

霜降 (Sōkō) - Descente de la gelée: autour du 23 octobre


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Hiver:

立冬 (Ritto) - Début de l'hiver: autour du 7 novembre

小雪 (Shōsetsu) - Petite neige: autour du 22 novembre

大雪 (Taisetsu) - Grande neige: autour du 7 décembre

冬至 (Tōji) - Solstice d'hiver: autour du 22 décembre

小寒 (Shōkan) - Petit froid: autour du 6 janvier

大寒 (Daikan) - Grand froid: autour du 20 janvier


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Il faut toutefois noter que les dates des Sekki varient légèrement d'une année à l'autre en raison de leur dépendance au calendrier lunaire-solaire, qui aligne les cycles lunaires avec les solstices et les équinoxes solaires.


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Histoires et légendes

Par leur concept qui laisse libre court à l'imagination, les 72 saisons véhiculent une multitude d'anecdotes, de légendes et de traditions. Bien que chaque saison puisse avoir ses propres histoires et célébrations spécifiques, voici quelques exemples illustrant comment la culture et le folklore japonais s'entremêlent avec ce calendrier unique:


Le chant des insectes

L'une des 72 saisons est consacrée à l'écoute du chant des insectes, un passe-temps apprécié qui symbolise la fin de l'été et le début de l'automne. Il existe des légendes autour de certains insectes comme les cigales (semi) et les grillons (kōrogi), qui sont vénérés pour leur chant mélodique. Le chant des insectes est souvent associé à la mélancolie et à la contemplation de la nature éphémère de la vie, un thème récurrent dans la littérature et l'art japonais.


La lune d'automne

"Tsukimi", ou la contemplation de la lune, bien que profondément enracinée dans les traditions japonaises et liée aux cycles naturels, ne constitue pas une des 72 saisons de manière explicite mais s'étend sur plusieurs d'entre-elles.


Cependant, Tsukimi se produit pendant une période de l'année qui coïncide avec certaines de ces saisons, généralement à la fin de l'été ou au début de l'automne selon le calendrier lunaire. Les célébrations de Tsukimi sont liées aux thèmes de la récolte et de la gratitude.


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La période consacrée à l'observation de la lune en automne est particulièrement riche en histoires et en traditions. Tsukimi est non seulement une occasion de célébrer la beauté de la lune d'automne, mais aussi l'occasion d'apprécier l'art de la poésie, de la musique ou encore de déguster des dango (boulettes de riz sucrées). La légende dit que si vous faites un vœu en regardant la lune lors de cette saison, il se réalisera. Cette tradition est enracinée dans des croyances anciennes sur la lune en tant que source de fertilité et de récolte abondante.


La floraison des fleurs

Plusieurs des 72 saisons célèbrent la floraison de différentes plantes et fleurs, chacune accompagnée de ses propres légendes. Par exemple, la période de floraison des cerisiers (sakura) est entourée de mythes et de symbolisme, représentant à la fois la beauté éphémère et le renouvellement. Des festivals (Hanami) sont organisés pour apprécier la floraison des cerisiers, un moment où les gens se rassemblent pour célébrer la vie et la nature.


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La première neige

Hatsuyuki (初雪), qui signifie "première neige", est un phénomène très observé et célébré au Japon. Il constitue l'événement marquant le passage de l'automne à l'hiver et est souvent attendu avec impatience pour sa beauté et son symbolisme du renouveau. Il existe une croyance selon laquelle la première neige apporte pureté et renouveau. Dans certaines régions du Japon, la première neige est considérée comme un présage de bonne fortune pour l'année à venir.


Bien que chaque saison soit associée à des observations spécifiques de changements dans la nature, Hatsuyuki en tant que tel n'est pas explicitement nommé comme une des 72 saisons. Tout comme Tsukimi, cet événement s'étend également sur plusieurs micro-saisons.


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Les micro-saisons liées à l'approche de l'hiver incluent des descriptions de changements de température, de comportement animal, et de la végétation, qui sont en rapport avec l'apparition de la première neige. Par exemple, des micro-saisons telles que "Shimo hajimete furu (霜始降)" - la première gelée tombe, et "Tsubaki hajimete hiraku (山茶花始開)" - les camélias commencent à fleurir, indiquent l'arrivée imminente de l'hiver et coïncident avec ou suggèrent l'approche de Hatsuyuki dans certaines régions du Japon.


Rituels et cuisine

Chaque saison est également associée à des rituels culinaires traditionnels. Ces pratiques sont souvent accompagnées de légendes expliquant leurs origines ou les croyances qui leur sont associées.


La plupart des saisons encouragent la dégustation de poissons, de légumes ou d'autres ingrédients spécifiques à leur pic de fraîcheur. Ainsi, la cuisine japonaise inclut une notion stricte de saisonnalité dans leurs plats. Ainsi, les aliments sont consommés selon les périodes durant lesquelles la récolte est optimale.


Le printemps est marqué par l'arrivée de pousses et de légumes verts tels que les bambous (takenoko), les fèves (soramame), et les jeunes feuilles de pissenlit (tanpopo no ha). Les plats de printemps mettent souvent en vedette ces ingrédients, célébrant la fraîcheur et la nouvelle vie.


L'été voit l'abondance de fruits de mer, ainsi que de légumes comme les aubergines (nasu), les concombres (kyūri), et les tomates. Un rituel culinaire d'été est la consommation de somen (nouilles fines de blé) servies froides, idéales pour se rafraîchir pendant les jours chauds.


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L'automne est le temps des récoltes, avec une abondance de riz (kome), de champignons (kinoko), de patates douces (satsumaimo), et de fruits tels que les kakis. Un plat traditionnel de cette saison est le Balaou du Pacifique grillé (sanma), poisson migrateur souvent apprécié avec du riz fraîchement récolté.


L'hiver est marqué par des aliments qui réchauffent le corps, comme les racines de lotus (renkon), les daikons (daikon), et les citrouilles (kabocha). Les hotpots (nabe), avec leurs bouillons riches et leurs ingrédients variés, sont un rituel culinaire hivernal favorisant la convivialité et le partage.


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Le mot de la fin

Le concept des 72 saisons du Japon nous invite donc à une réflexion profonde sur notre relation avec la nature et le temps. Au-delà de la simple division du calendrier, il symbolise une philosophie de vie qui embrasse l'impermanence et la beauté éphémère de chaque instant.


Cette sensibilité aux cycles naturels nous enseigne l'humilité et la gratitude. Elle nous encourage à vivre de manière plus consciente et harmonieuse. En observant les transitions délicates entre les saisons, nous apprenons à apprécier la valeur de chaque moment, à reconnaître la richesse des petites choses qui composent notre quotidien.


La mise en relation de ces saisons avec la photographie minimaliste invite à une approche profondément philosophique et contemplative de l'art visuel. En se concentrant sur les subtiles transitions de la nature, la photographie minimaliste capture l'essence de l'impermanence, reflétant la beauté dans la simplicité et la transience des moments.


Cette approche encourage les photographes à observer minutieusement les changements autour d'eux, à reconnaître la valeur unique de chaque instant et à transmettre la profondeur émotionnelle et esthétique contenue dans les aspects les plus simples de la vie. Les 72 saisons proposent un cadre pour explorer la connexion entre l'humain et la nature, invitant à une réflexion personnelle sur notre interaction avec l'environnement.

 

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